Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l’agriculture québécoise amorce une période de transformation importante. Certes, l’agriculture de subsistance demeure encore est encore présent dans l’identité collective. Mais tandis que l’agriculture pouvait compter jusqu’alors sur une main d’œuvre abondante on assiste une accélération de l’exode rural : la population du Québec vivant en milieu rural chute de 20% en 1951 à 11% en 1962. Et tandis qu’elle accusait un certain retard technologique, des hausses de productivités sont désormais rendues possibles par une diminution du nombre de fermes, l’accroissement de leur superficie moyenne, des progrès dans les techniques d’exploitation et surtout des investissements plus substantiels dans la machinerie et les engrais ainsi que l’électrification généralisée des exploitations.
Les progrès de la mécanisation, rendue nécessaire à cause de la diminution de la main d’œuvre, se traduisent par exemple par une hausse spectaculaire du nombre de tracteurs, qui passe en vingt ans de 5 758 en 1941) à 60 481 (en 1961 (Linteau et al.). Un clivage se crée entre les exploitations qui se tournent vers l’agriculture commerciale, qui nécessitent des investissements massifs et le recours à de produits chimiques coûteux (dont on ne s’intéressera que plus tard aux dommages sur la santé et l’environnement, l’heure est à la productivité!), et celles qui s’adonnent toujours à l’agriculture de subsistance, condamnées à disparaître pour la plupart.
Des images d’agriculteurs en plein travail, tournées en 8 mm couleur dans les années cinquante, illustre les méthodes semi-mécanisés propres à cette situation de transition : dans un premier temps, la batteuse est tirée par un cheval, accompagnée d’un homme qui complète le travail avec sa fourche. Elle est suivie d’un tracteur tirant une récolteuse mécanisée mais dont l’utilisation requièrent la mobilisation de quatre personne en plus du chauffeur. On voit bien, malgré tout, combien la machinerie semble rendre le travail moins pénible, L’histoire ne dit toutefois pas si le propriétaire de la ferme réussira, en fin de compte à se « moderniser » son exploitation de façon rentable ou s’il sera obligé, comme bondes milliers d’agriculteurs au milieu du XXe siècle, de jeter les gants.
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- 13 janvier 2012 Effectivement inédit. Bravo et merci pour cette rareté, relatant le pire sinistre de l'histoire...
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- 30 août 2011 Bonjour à tous! Je m'appelle Anne Lalancette et j'ai eu la chance de visionner le magnifique...


Un commentaire a été ajouté par MarieMichele : 06 avril 2010