Blogue (50 articles)

  • Au zoo le problème c'est les animaux

    Quand je regarde ces images du zoo de Granby dans les années 60, ce sont les manèges qui l’emportent. Sur les animaux, je veux dire. Les films de famille de visites au zoo sont par définition très semblables: on voit des animaux. Toujours les mêmes: le lion, l’ours polaire, le zébre. C’est lassant. Pour le zébre aussi, j’imagine. En plus, les animaux, ça sent les animaux. J’aime pas que les animaux aient des odeurs d’animaux. Moi, je vois une bête à l’écran, j’éternue. Alors sur place, imaginez, j’ai des bubons purulents qui m’éclatent sur tout le corps. Ploutch! Plitch! Tout ça pour dire que je trouve ces anciens manèges joliment colorés, et propres comme des sous neufs. S’il n’y avait pas d’enfants, ce serait parfait. Un zoo sans enfants ni animaux: mon rêve!
  • Une famille qui chante ensemble est une famille unie

    Autour du piano. Deux jeunes femmes chantent. Une autre est au piano, partitions déployées. On aperçoit un homme, probablement trompettiste dans une fanfare, qui pouette-pouette joyeusement. Un enfant trône sur le piano. Tableau de famille et scène familière. Dans les films de famille des années 30, 40 ou 50 — comme celui-là—, et parfois même dans les films des années 60, lorsqu’il y a fête, on chante. On joue de la musique. Nul besoin de FrancoFolies ou de [...]
  • Bouts d'essai

    Une grosse bobine de 16mm, de provenance inconnue. Pas besoin d’en voir long pour comprendre ce qui se passe: ce sont des auditions, dans les années 50. Des bouts d’essai, comme on dit au cinéma. Le nom de chaque aspirant est écrit à la craie sur le clap. Un monsieur Richard. Une demoiselle Labelle. Un certain Paul-Émile Barsalou, essai no. 8. On ne sait pas si c’est pour un film ou une pièce de théâtre. Peut-être s’agit-il de finissants de conservatoire? Peut-être est-ce le casting d’une pub? Quelqu’un parmi eux a-t-il [...]
  • L'équipe des bons gars

    Montréal en 1970. Ce sont les premières secondes de ce film de famille qui me font le plus d’effet. Les quelques images du Palais du Commerce, angle Berri et de Maisonneuve, très exactement là où s’élève aujoud’hui la Grande Bibliothèque. C’est là que, longtemps, la station de radio CJMS 1280 a eu ses studios, visibles de loin avec ses lettres d’indicatif géantes. En 1970, CJMS était LA station AM des jeunes de la grande région montréalaise (50 000 watts, ça diffusait, ça monsieur!). C’était les belles années de «l’équipe des bons gars» et ses disc-jockeys à la mode: Normand Fréchette, Michel Trahan, Robert Arcand, le légendaire Michel [...]
  • Joe Louis se bat pour les soldats

    Ces précieuses images étaient cachées dans un lot déjà fort valable de films amateurs montrant des soldats américains à l’entraînement sur une base du Sud des États-Unis. Je me souviens encore de la petite bobine de 200 pieds, dans son boîtier de fer blanc. Et je me souviens du choc. Paf! Dans le bide! Sur le plancher, que j’étais. Knock-out. Était-ce bien lui? Indéniablement, son nom est [...]
  • BANG BANG

    On est en 1960, à vue de nez. En plein désert de l’ouest américain. Le vrai désert désertique, avec rien dedans. Un nulle part comme on en voit dans les films. Un homme, torse nu, en pantalon, s’entraîne à tirer au revolver. Au loin, des canettes revolent.
  • Dan Cooper à Saint-Hubert

    On me dira, ce sont des engins de mort, d’accord d’accord, mais j’y peux rien: un chasseur à réaction des années 50 et 60, je trouve ça splendide. Ces lignes! Ce design! Je suis un enfant du «jet age», c’est ainsi. Nourri par des heures et des heures de lectures d’histoires d’aviateurs en bandes dessinées: les Tanguy et Laverdure et les Buck Danny, surtout. Lus, relus, relus et encore relus. Jamais ne me suis-je lassé des scénarios plein de rebondissements du maître Jean-Michel Charlier, et l’émerveillement n’a jamais faibli devant les fabuleux avions que dessinaient les grands collaborateurs de Charlier, Victor Hubinon pour les Buck Danny, Uderzo et Jijé (principalement) pour les Tanguy et Laverdure. Il y avait aussi, dessinés et scénarisés par Albert [...]
  • Chassez aux ballasts!

    Un sous-marin dans le port de Montréal. Autour de 1960. Les marins tout de blanc vêtus ont tout à fait l’air des marins dans les films hollywoodiens, The Honeymoon Machine ou McHale’s Navy, et le sous-marin est d’ailleurs américain, le Star-Spangled Banner en poupe. Notez l’accès libre au quai, les autos garées ça et là. Le port de Montréal appartenant aux Montréalais, en ce temps-là. Pourquoi «Chassez aux ballasts!» Parce que tout sous-marin me fait penser [...]
  • Moi, grand chef Indien

    Ah! C’est qu’il est magnifique, le garçonnet dans ce film de famille. On ne voit que lui, dans son costume de chef indien. Quelle coiffe! Multicolore! J’en aurais voulu une pareille. J’aurais été Geronimo, Cochise et Sitting Bull sous les mêmes fausses plumes. Joue-t-on encore aux cowboys et aux indiens de nos jours? Je ne connais rien aux jeux vidéo, ce n’est pas impossible. Encore faudrait-il que ce soit un jeu très manifestement ciblé nostalgique: le costume d’indien de carnaval n’est plus dans le catalogue Eaton. D’ailleurs, il n’y a plus de [...]
  • À Québec, il y a le Château Frontenac...

    Québec, fin des années 30 ou début des années 30. La vue du Château Frontenac est certes majestueuse, ainsi filmée d’un bateau, mais bon. Le Château Frontenac est le Château Frontenac et ressemble à s’y méprendre au Château Frontenac. Normal que notre cinéaste amateur soit [...]
 
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