Un commentaire a été ajouté par VLMYHGUJ : 01 octobre 2010
Un commentaire a été ajouté par VLMYHGUJ : 01 octobre 2010
« Il y a un certain temps que j'attendais le renouvellement et merci pour ces nouveaux extraits...bravo »
Un commentaire a été ajouté par MarieMichele : 06 avril 2010
« Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l’agriculture québécoise amorce une période de transformation importante. Certes, l’agriculture de subsistance demeure encore présente dans l’identité collective. Mais tandis que l’agriculture pouvait compter jusqu’alors sur une main d’œuvre abondante, on assiste à une accélération de l’exode rural : la population du Québec vivant en milieu rural chute de 20% en 1951 à 11% en 1962. Et tandis qu’elle accusait un certain retard technologique, des hausses de productivité sont désormais rendues possibles par une diminution du nombre de fermes, l’accroissement de leur superficie moyenne, des progrès dans les techniques d’exploitation et surtout des investissements plus substantiels dans la machinerie et les engrais ainsi que l’électrification généralisée des exploitations. Les progrès de la mécanisation, rendue nécessaire à cause de la diminution de la main d’œuvre, se traduisent par exemple par une hausse spectaculaire du nombre de tracteurs, qui passe en vingt ans de 5 758 (en 1941) à 60 481 (en 1961) (Linteau et al.). Un clivage se crée entre les exploitations qui se tournent vers l’agriculture commerciale, qui nécessitent des investissements massifs et le recours à des produits chimiques coûteux (dont on ne s’intéressera que plus tard aux dommages sur la santé et l’environnement, l’heure est à la productivité!), et celles qui s’adonnent toujours à l’agriculture de subsistance, condamnées à disparaître pour la plupart. Des images d’agriculteurs en plein travail, tournées en 8 mm couleur dans les années cinquante, illustrent les méthodes semi-mécanisées propres à cette situation de transition : dans un premier temps, la batteuse est tirée par un cheval, accompagnée d’un homme qui complète le travail avec sa fourche. Elle est suivie d’un tracteur tirant une récolteuse mécanisée mais dont l’utilisation requiert la mobilisation de quatre personnes en plus du chauffeur. On voit bien, malgré tout, combien la machinerie semble rendre le travail moins pénible. L’histoire ne dit toutefois pas si le propriétaire de la ferme réussira, en fin de compte, à « moderniser » son exploitation de façon rentable ou s’il sera obligé, comme des milliers d’agriculteurs au milieu du XXe siècle, de jeter les gants. Lisez l'article de blogue de Marie Brunette en lien avec ce webépisode au lien suivant:http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/historiens/22521/la-recolte-en-famille »
Un commentaire a été ajouté par MarieMichele : 06 avril 2010
« Partager Des fermettes familiales à l’industrie agro-alimentaire Au 19e siècle, l’industrialisation a provoqué au Québec un vaste mouvement d’exode rural. L’agriculture, qui représentait jusque-là l’activité économique principale de la province, a été reléguée au deuxième rang, détrônée par l’industrie. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, une grande partie des fermes remplissait encore une fonction de subsistance et la plupart étaient des exploitations familiales. Lentement, on a amorcé un passage aux procédés mécaniques, que l’abondance de main d’œuvre rendait cependant moins urgent. Les besoins d’exportation résultant de la guerre ont toutefois accéléré les transformations. À partir des années 1960, les fermes de subsistance sont graduellement disparues. Les autres ont dû élargir constamment leur terrain d’exploitation et, surtout, se moderniser de façon spectaculaire. L’accès à l’enseignement de techniques récentes a amplement contribué à la forte croissance de l’expertise agricole. Devant la demande élevée des régions urbaines et la hausse constante des prix d’un marché auquel elles étaient forcées de s’ajuster, seules les fermes les plus efficaces ont pu survivre. Pour la majorité des agriculteurs, l’achat d’équipements sophistiqués signifie encore aujourd’hui un endettement très lourd. Bon nombre d’entre eux se tournent d’ailleurs vers la spécialisation afin baisser les coûts de production et de maintenir une marge de profit acceptable. Sources : Linteau, Durocher, Robert, Ricard, Histoire du Québec contemporain tome II, Boréal compact, 2007. Lisez l'article de Marie Brunette en lien avec ce webépisode au lien suivant:http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/blogue/historiens/23035/des-fermettes-familiales-a-l-industrie-agro-alimentaire »
Publié par : Marie-Michèle Tremblay
Dans : Les histoires sur la vie des gens apparaissant dans les films
Date : 11 septembre 2009
Un commentaire a été ajouté par Auguste14 : 12 janvier 2011